{"id":344,"date":"2016-07-03T04:04:30","date_gmt":"2016-07-03T03:04:30","guid":{"rendered":"\/clg-edapierre\/?page_id=344"},"modified":"2016-07-03T04:04:30","modified_gmt":"2016-07-03T03:04:30","slug":"le-xxe-siecle-le-siecle-des-bouleversements","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/site.ac-martinique.fr\/clg-edapierre\/?page_id=344","title":{"rendered":"Le XXe si\u00e8cle: le si\u00e8cle des bouleversements."},"content":{"rendered":"<p><a name=\"cyclone\"><\/a><\/p>\n<h3>Le temps des catastrophes: le cyclone de 1891.<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">A\u00a0peine 2 ans plus tard, le 18 ao\u00fbt 1891, la toute jeune commune est violemment touch\u00e9e par un cyclone d&#8217;une ampleur exceptionnelle. C&#8217;est \u00e0 cette occasion que l&#8217;\u00e9glise en bois est reconstruite&#8230;en pierre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le cyclone de 1891, vu par &#8220;Le Monde Illustr\u00e9&#8221;, du 3 octobre 1891(5) est un article qui donne une id\u00e9e des ravages qu&#8217;\u00e0 pu causer un tel ph\u00e9nom\u00e8ne sur la jeune bourgade.<\/p>\n<figure id=\"attachment_345\" aria-describedby=\"caption-attachment-345\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/cyclone.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-345 size-full\" src=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/cyclone.jpg\" alt=\"cyclone\" width=\"200\" height=\"293\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-345\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;\u00e9glise en bois du Morne Rouge apr\u00e8s le cyclone de 1891, gravure de 1891.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"color: #800000;\">&#8220;Le 18 ao\u00fbt dernier, de six heures et demie \u00e0 dix heures du soir, notre colonie de la Martinique a subi le choc \u00e9crasant d&#8217;un cyclone \u2011 \u00abl&#8217;uracan\u00bb des Cara\u00efbes, ses premiers habitants \u2011 dont la violence ne peut trouver de comparaison qu&#8217;avec l&#8217;ouragan qui la ravagea en 1766. Aujourd&#8217;hui, ses deux villes, ses trente et un bourgs, ses quatre cent cinquante habitations\u2011sucreries sont d\u00e9vast\u00e9s. Sous les d\u00e9combres des maisons, renvers\u00e9es par l&#8217;imp\u00e9tuosit\u00e9 du vent et de la pluie diluvienne qui s&#8217;y joignait, plus de 400 morts et de 1.200 bless\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s ! Les campagnes, plus ravag\u00e9es que par une guerre, pr\u00e9sentent le d\u00e9solant spectacle des cannes \u00e0 sucre arrach\u00e9es, des cacaoyers et des caf\u00e9iers bris\u00e9s, des cultures vivri\u00e8res saccag\u00e9es.La destruction s&#8217;\u00e9tend sur toute l&#8217;\u00eele et nos gravures en donnent une id\u00e9e.<\/span><\/em><\/p>\n<div id=\"citation\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Au Morne\u2011Rouge, sur un plateau situ\u00e9 \u00e0 une altitude de six cents m\u00e8tres, sans cesse rafra\u00eechi par les brises de l&#8217;Atlantique, se voyait une charmante bourgade, le \u00absanitarium\u00bb de la colonie. Son plus bel ornement \u00e9tait son \u00e9glise de Notre-Dame\u2011de\u2011la\u2011D\u00e9livrande, b\u00e2tie par le premier \u00e9v\u00eaque de la Martinique et but de nombreux p\u00e8lerinages. Le 18 ao\u00fbt, elle s&#8217;\u00e9levait radieuse sous le soleil \u00e9quatorial. Le lendemain, il n&#8217;en restait que quelques pans de mur et la statue de la Vierge. Autour de ces ruines gisaient les d\u00e9combres des maisons recouvrant les rues, et sous ces d\u00e9combres vingt\u2011huit morts et de nombreux bless\u00e9s qu&#8217;on a pu en retirer, gr\u00e2ce au concours de courageux sauveteurs, parmi lesquels se sont signal\u00e9s M. le lieutenant Pelcot, de l&#8217;infanterie de marine, qui a eu une jambe broy\u00e9e par la chute d&#8217;une poutre, et le docteur Bougon, m\u00e9decin de Paris, de passage \u00e0 la Martinique. &#8220;<\/em><\/span><\/p>\n<\/div>\n<h3><a name=\"pelee\"><\/a><\/h3>\n<h3>Le temps des catastrophes: la Montagne Pel\u00e9e se r\u00e9veille.<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un r\u00e9pit d&#8217;une douzaine d&#8217;ann\u00e9e intervient avant que n&#8217;arrive la catastrophe du 8 mai 1902 et surtout celle de la nuit du 30 ao\u00fbt 1902. La premi\u00e8re \u00e9ruption de la Montagne Pel\u00e9e qui d\u00e9truit la ville de Saint Pierre provoque l&#8217;\u00e9moi. La seconde\u00a0 plus vaste que la premi\u00e8re -bien que d\u00e9pourvue d&#8217;une explosion comparable- ravage le bourg. Seules quelques maisons et l&#8217;\u00e9glise r\u00e9sistent. Mais l&#8217;on rel\u00e8ve du village compl\u00e9tement ras\u00e9 plus de 800 morts et une centaine de bless\u00e9s. L&#8217;impact sur la population est \u00e9norme: une partie des habitants s&#8217;\u00e9tablit sur la route de la Trace qui relie Fort de France au Morne Rouge, dans la for\u00eat, entre Colson et Deux Choux, pr\u00e8s de la M\u00e9daille. La progression du peuplement est stopp\u00e9e: le Morne Rouge compte encore \u00e0 peine plus de 3500 habitants au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.<\/p>\n<figure id=\"attachment_307\" aria-describedby=\"caption-attachment-307\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/nuees.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-307 size-full\" src=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/nuees.jpg\" alt=\"nuees\" width=\"200\" height=\"115\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-307\" class=\"wp-caption-text\">La seconde \u00e9ruption de 1829: les nu\u00e9es ardentes se dirigent vers la c\u00f4te cara\u00efbe.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une seconde \u00e9ruption a lieu en 1929 sous le mandat du maire Edouard Collat (1909-1927). C&#8217;est \u00e0 cette \u00e9poque que certains envisagent, notamment aux Etats Unis, l&#8217;\u00e9vacuation compl\u00e8te de la zone. Fort heureusement il n&#8217;en est rien et l&#8217;histoire de la commune se poursuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais dans les ann\u00e9es 30, l&#8217;industrie de la canne commence \u00e0 amorcer une crise qui va s&#8217;intensifier au milieu du XXe si\u00e8cle. Une nouvelle culture se d\u00e9veloppe alors avec la g\u00e9n\u00e9ralisation des transports maritimes frigorifiques: la culture de la banane. La pouss\u00e9e de cette nouvelle culture est tr\u00e8s forte dans le nord cara\u00efbe\u00a0: le tiers des surfaces des habitations du\u00a0Champflore et du R\u00e9duit sont d\u00e9sormais cultiv\u00e9es en banane.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec les mandats de Henri Cl\u00e9ostrate qui, jusqu&#8217;en 1943, fait face aux difficult\u00e9s de la Seconde Guerre Mondiale, arrive le &#8220;temps de l&#8217;Amiral Robert&#8221;. La Martinique subit le blocus anglo-am\u00e9ricain et les restrictions sont d&#8217;autant plus fortes que la terre est vou\u00e9e \u00e0 l&#8217;agriculture commerciale. Un retour vers le d\u00e9veloppement de l&#8217;agriculture vivri\u00e8re dans la commune s&#8217;amorce, au moins pour un temps\u00a0..<\/p>\n<p><a name=\"departementalisation\"><\/a><\/p>\n<h3>D\u00e9partementalisation et premier essor \u00e9conomique du Morne Rouge.<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 19 mars 1946, la Martinique devient un d\u00e9partement fran\u00e7ais. Au Morne Rouge, un mandat se signale par sa longueur: celui d&#8217;Edgar Nestoret, maire communiste \u00e9lu en 1953 en pleine guerre froide. Son mandat dure trente ans !. C&#8217;est \u00e0 l&#8217;occasion de sa mandature, en ao\u00fbt 1972, que les mouvements autonomistes de gauche des quatre tout nouveaux &#8220;D\u00e9partements d&#8217;Outre Mer&#8221; (D.O.M.), dressent une plate forme de revendications commune appel\u00e9e &#8220;La Convention du Morne Rouge&#8221;. La p\u00e9riode de d\u00e9colonisation s&#8217;ach\u00e8ve: au prix de guerres et de bien des catastrophes humaines, les deux plus grands empires coloniaux, brittaniques et fran\u00e7ais se sont disloqu\u00e9s. Au nord, l&#8217;\u00eele voisine, La Dominique, jusque l\u00e0 autonome depuis 1967, prise dans une v\u00e9ritable crise sociale, devient ind\u00e9pendante en 1978.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces trente ann\u00e9es sont assez remarquables du point de vue \u00e9conomique avec un essor sans pr\u00e9c\u00e9dent de la culture de l&#8217;ananas et de la banane. Et pour cause, dans la canne \u00e0 sucre, des 13 distilleries que l&#8217;on compte encore en 1935, il n&#8217;en reste que 4 en 1974.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1958, se cr\u00e9e donc une grosse conserverie d&#8217;ananas aliment\u00e9e par un groupement d&#8217;exploitants: La Soci\u00e9t\u00e9 Coop\u00e9rative Agricole Fruiti\u00e8re du Morne Rouge (SOCOMOR). La coop\u00e9rative groupe une trentaine de fournisseurs du nord de la Martinique venus notamment de Basse Pointe, Macouba et de l&#8217;Ajoupa. Cette soci\u00e9t\u00e9 produit alors sous la marque &#8220;Mont Pel\u00e9e&#8221;, plus de 5000 tonnes d&#8217;ananas par an. Trente ans plus tard, ce chiffre a quadrupl\u00e9 ( 20 000 tonnes par an en 1984). L&#8217;appareil se modernise: 20 tonnes d&#8217;ananas sont trait\u00e9s \u00e0 l&#8217;heure, et l&#8217;on fabrique de l&#8217;aliment pour b\u00e9tail avec les pelures d&#8217;ananas. La quasi totalit\u00e9 du chiffre d&#8217;affaire est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l&#8217;exportation, avec, pour faire face \u00e0 la concurrence africaine et asiatique, une diversification de la production. Ananas, bananes, goyaves, avocats sont ainsi transform\u00e9s pour \u00eatre export\u00e9s vers les Etats-Unis, l&#8217;Europe, la Cara\u00efbe et le Canada. . La soci\u00e9t\u00e9 est alors li\u00e9e \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9tropolitaine: St Mamet. Elle compte 300 salari\u00e9s, pour l&#8217;essentiel des P\u00e9l\u00e9ens.<\/p>\n<figure id=\"attachment_267\" aria-describedby=\"caption-attachment-267\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/bananeraiehist.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-267 size-medium\" src=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/bananeraiehist-300x225.jpg\" alt=\"bananeraiehist\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/site.ac-martinique.fr\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/bananeraiehist-300x225.jpg 300w, https:\/\/site.ac-martinique.fr\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/bananeraiehist.jpg 320w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-267\" class=\"wp-caption-text\">Bananeraie au Morne Rouge, sur le pi\u00e9mont de la Montagne Pel\u00e9e.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;essor des bananeraies est lui, plus al\u00e9atoire et beaucoup plus en rapport avec les catastrophes naturelles. Le Morne Rouge est durement \u00e9prouv\u00e9 coup sur coup par deux cyclones: David en 1979 et Allen en 1980. \u00a0Une quarantaine de bananeraies sont d\u00e9vast\u00e9es. Et c&#8217;est l&#8217;impact de ces catastrophes qui am\u00e9ne une v\u00e9ritable concentration des terres autour de 13 exploitations : les\u00a0superficies sont multipli\u00e9es par 8 en moins de 7 ans, avoisinant en moyenne les 350 ha en 1988 (contre 40 ha en 1981). En terme de production, on atteint les 13 500 tonnes vers 1983: le Morne Rouge produit \u00e0 ce moment l\u00e0 quasiment 10% de la production banani\u00e8re de la Martinique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A cette \u00e9poque (1982) un quart de la population p\u00e9l\u00e9enne travaille dans le secteur primaire (agriculture), un cinqui\u00e8me dans le secteur secondaire (industrie), pr\u00e8s de la moiti\u00e9 dans le tertiaire (service).<\/p>\n<p><a name=\"mondialisation\"><\/a><\/p>\n<h3>Mondialisation: une fin de si\u00e8cle difficile pour le Morne Rouge.<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&#8217;est apr\u00e8s cette p\u00e9riode faste que commence un lent d\u00e9clin du secteur secondaire -essentiellement agro alimentaire- et&#8230; un essor du secteur tertiaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une longue mandature s&#8217;ouvre avec l&#8217;\u00e9lection du maire R.P.R. Pierre Petit en 1983. Pl\u00e9biscit\u00e9 par la population, il va rester \u00e0 son poste pendant pr\u00e8s de 25 ans ! \u00a0Cette p\u00e9riode voit tout d&#8217;abord l&#8217;essor d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 promise \u00e0 un bel avenir: la SOMES, une usine d&#8217;embouteillage d&#8217;eau min\u00e9rale. Elle exploite sous diverses marques, dont l&#8217;appelation &#8220;Chanflor&#8221;, depuis 1976, l&#8217;eau de la source du Mont B\u00e9ni sur un versant du Fond Saint Denis. En 1989, cette soci\u00e9t\u00e9 compte d\u00e9j\u00e0 une trentaine de salari\u00e9s. En moins de 10 ans, elle d\u00e9cuple sa production (4 millions de bouteilles en 1984) \u00a0en s&#8217;appuyant exclusivement sur la client\u00e8le locale, les deux tiers de ses ventes se faisant sur le march\u00e9 local.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une nouvelle conserverie s&#8217;ouvre en 1987 et se consacre au conditionnement des l\u00e9gumes: la SIT, Soci\u00e9t\u00e9 industrielle de transformation mais elle se trouve rapidement en difficult\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s 1978, des exploitations de fleurs se lancent dans le d\u00e9veloppement de leurs exportations telles l&#8217;habitation Beauvallon ou la plantation MacIntosh appartenant \u00e0 la famille b\u00e9k\u00e9 Marraud Des Grottes qui se sp\u00e9cialise dans la production d&#8217;anthuriums hybrides. Elle emploie une vingtaine de salari\u00e9s pour une production estim\u00e9e \u00e0 5000 fleurs par semaine (6).<\/p>\n<figure id=\"attachment_321\" aria-describedby=\"caption-attachment-321\" style=\"width: 284px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/socomor.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-321 size-full\" src=\"\/clg-edapierre\/wp-content\/uploads\/sites\/54\/2016\/07\/socomor.jpg\" alt=\"socomor\" width=\"284\" height=\"132\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-321\" class=\"wp-caption-text\">La friche industrielle de la conserverie Socomor.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l&#8217;ouverture des march\u00e9s mondiaux, la lib\u00e9ralisation grandissante des \u00e9changes, la lev\u00e9e progressive des barri\u00e8res douani\u00e8res et plus g\u00e9n\u00e9ralement la mondialisation des \u00e9changes, mettent gravement \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve ces entreprises. Face \u00e0 la concurrence, et \u00e0 la chute des cours mondiaux de l&#8217;ananas, la SOCOMOR tente une diversification dans l&#8217;\u00e9levage des \u00e9crevisses. En vain. Les difficult\u00e9s s&#8217;accumulent qui vont l&#8217;amener \u00e0 fermer ses portes. De m\u00eame le prestige des exportations d&#8217;anthurium martiniquais est mis \u00e0 l&#8217;\u00e9preuve par la concurrence hollandaise et le secteur entre en crise d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 90. Seule persiste sans trop de difficult\u00e9, une importante agriculture vivri\u00e8re de type familial.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle, le bassin d&#8217;emploi de la commune est donc consid\u00e9r\u00e9 comme sinistr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2008, un nouveau maire U.M.P. est \u00e9lu, il s&#8217;agit de la premi\u00e8re mairesse de la Martinique, Me Jenny DULYS PETIT.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<small>Notes:<br \/>\n<\/small><small>(5) Solange CONTOUR, &#8220;La Martinique et la Guadeloupe vues par les revues illustr\u00e9es du XIXe si\u00e8cle&#8221;, 1989<br \/>\n(6)Judith CALABER, &#8220;Morne Rouge, impact des entreprises sur le d\u00e9veloppement de la commune, 1989-1996&#8221;, M\u00e9moire de ma\u00eetrise, Universit\u00e9 des Antilles Guyane, Fort de France, 1996.<\/small><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le temps des catastrophes: le cyclone de 1891. 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