Candide l’Africain

Candide-lAfricain

Le 13 octobre dernier, les élèves de 1ère et 2nde  ont pu assister à la représentation de la pièce « Candide l’Africain » à l’Atrium. Ils ont apprécié cette adaptation originale et drôle du célèbre conte philosophique de Voltaire. La troupe des 6 comédiens, à la fois conteurs-chanteurs-musiciens, ont littéralement embarqué les élèves dans ce voyage initiatique aux couleurs de l’Afrique.

A l’issu de la représentation, les élèves ont eu la chance de dialoguer avec le metteur en scène, Guy Giroud, et les comédiens de la Compagnie Marbayassa du Burkina Faso.

Festival de jazz – Yilian Canizares

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A l’occasion du festival de jazz de Fort de France, les élèves de 4ème 1 et 4ème 3 ont eu la chance d’assister au concert de Yilian Canizares avec le professeur de Musique, M. Jean-Bart et ainsi que le professeur d’Espagnol, Mme Marcelin.

Ils ont été évidement conquis par le talent et la générosité de cette magnifique artiste hors du commun.

« Une charmante jeune fille, enfilée dans une robe de mousseline qui peut ajuster son archet en même temps qu’elle chante des hymnes ouest-africains. On croit que c’est la joliesse virtuose qui la caractérise. Et puis, en deux secondes fulgurantes, cette diva havanaise installée en Suisse montre ses dents carnassières. Elle traverse d’un bond les mémoires de Chopin, celles de Chucho valdés, le jazz de new york, l’audace impérieuse des cérémonies de la santería. Rien n’est joli dans cette musique: tout est urgent.

Yilian Cañizares est née il y a très peu de temps, à la Havane. Très vite, sur la peau des tambours, elle a appris les rythmes complexes, les espaces oniriques, une afrique réécrite dans l’insularité glorieuse d’un pays qui importait aussi des professeurs russes. Yilian est le fruit de plusieurs histoires. Elle peut jouer sur un violon de précision les sonates mathématiques de bach. Elle peut fabriquer des swings de la nouvelle-Orléans. Elle peut aussi, et ce n’est pas peu de chose, réveiller les divinités yoruba et notamment la déesse Oshun, âme des eaux douces, qui correspond le mieux à sa nature fluide.

Yilian, enfant prodige, a étudié chez elle, dans une capitale qui est un carrefour. Elle est partie ensuite pour Caracas: orchestre, symphonies et apprentissage scrupuleux d’un instrument qui aime se rebeller. elle s’est construite seule, à l’écart des siens, en débarquant enfin en Suisse pour y peaufiner ses arpèges. Étrangement, c’est ici, au milieu de l’europe protestante, qu’elle s’inspire des divinités yoruba et qu’elle cherche   à réactiver dans ses compositions la puissance métissée du jazz latin, en mêlant tout ce qui, de près ou de loin, est passé par ses mains.

Yilian Cañizares ne se contente pas de prodiguer sa douceur. Elle allume les feux de forêt, les mambos incandescents, la maîtrise absolue d’un répertoire qui prend à tous sans rendre à personne.  «Tout convient, pourvu qu’on ne prenne rien pour base », disait le compositeur américain John Cage. Tout fait l’affaire pourvu qu’on se serve de tout, lui répond Yilian »

Texte écrit par Arnaud Robert

Antigone

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le 12 Octobre 2015, Les élèves de 3ème, de 2nde et de 1ère ont eu la chance d’apprécier la pièce  « Antigone » De Sophocle & de G. E. Mauvois, qui s’est joué à l’Atrium à Fort de France. Cette pièce a été mise en scène par Aurélie Dalmat qui en a fait une sorte de superproduction à la hauteur de la tragédie Grecque.

L’histoire…

Antigone est la fille d’OEdipe et de Jocaste, souverains de Thèbes. Ses deux frères, Étéocle et Polynice se sont entretués pour leur succéder. Créon, frère de Jocaste est, à ce titre, le nouveau roi, décide de n’offrir de sépulture qu’à Étéocle. Celui qui désobéira, sera puni de mort. Personne n’ose braver l’interdit,  sauf Antigone, qui sera jugée et condamnée à être enterrée vivante…

« Parce qu’Antigone est une grande tragédie. Parce qu’Antigone est le drame qui met en scène le sentiment de l’injustice face aux règles établies, Antigone nous interroge… Et pour plus de vérité dans la catharsis, nous avons choisi de mêler le souffle de Sophocle au nôtre, à notre langue, à celle de Georges Mauvois, le créole, pour un aller-retour constitutif de notre « »oraliture », explique Aurélie Dalmat.

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Photo © France-Antilles