Les Journées académiques de philosophie ont réuni les enseignants de l’académie autour d’une réflexion consacrée à la conceptualisation et à la problématisation philosophique. La formation a articulé apports institutionnels, outils conceptuels, exercices pratiques et exemples de mise en œuvre en classe.
Une formation consacrée à la problématisation philosophique
Le document de formation présente les principaux enjeux de la problématisation dans l’enseignement de la philosophie. Il s’appuie sur le Bulletin officiel, une carte conceptuelle du processus de problématisation, un ensemble de références philosophiques et plusieurs exercices progressifs destinés à conduire les élèves de la question au problème.
Le support de présentation des Journées académiques consacré à la problématisation
Le diaporama utilisé pendant la formation propose une présentation synthétique de la démarche. Il comprend notamment une carte conceptuelle du processus de problématisation, une réflexion sur les difficultés de son enseignement et plusieurs exercices consacrés à la construction du problème et du plan dialectique.
Conceptualiser : construire des distinctions et des réseaux de concepts
La ressource proposée par Monsieur Yoann Loir approfondit la question de la conceptualisation. Elle montre que conceptualiser ne consiste pas seulement à apprendre ou appliquer des définitions, mais à produire des distinctions, à construire des réseaux conceptuels et à faire apparaître les problèmes qui rendent les concepts nécessaires.
Elle propose également des exercices de conceptualisation et montre comment les concepts peuvent fonctionner comme des repères permettant de s’orienter dans un espace problématique.
Un exemple de problématisation en classe
L’exemple proposé par Madame Laetitia Barbier montre comment conduire les élèves vers la formulation d’un véritable problème philosophique à partir de l’expression courante : « À chacun sa vérité ».
La démarche part d’une opinion apparemment évidente et immédiatement acceptable, puis met au jour la contradiction avec l’idée même de vérité. Elle permet ainsi de faire passer les élèves de l’opinion commune à une interrogation portant sur l’universalité de la distinction du vrai et du faux, sur la liberté d’opinion et sur les intérêts qui peuvent nous conduire à maintenir une affirmation pourtant incohérente.
